Chronique de maternité

Il est né le divin enfant, le 31, à la bourre pour jouer dans la crèche et on l’en remercie.
Dans la vraie vie on ne l’attendait pas, ou pas trop, en fait on ne savait pas si et quand il arriverait.
Et en vrai, Il est peut-être Elle mais on n’a pas encore passé le cap de s’approcher, de le prendre dans nos bras, de le retourner et de pouvoir lela baptiser.
Mais de l’autre côté de la clôture on s’émerveille comme deux gosses en se balançant des parpaings philosophiques du genre « c’est quand même rigolo la nature », « c’est fou hein, c’est bien fait hein? ».
Chacun y va de son avis sur ce qui devrait être fait ou non, de comment le faire ou non, il sait, il dit (il propose), je me vexe, je pense que je ferais mieux: nous sommes comme tout le monde je crois (sauf que j’ai raison, ça va sans dire)

Dans mes rêves je suis la meilleure amie de la brebis, elle me fait confiance aveuglément et me confie son petit le temps d’aller se dégourdir un peu les pattes.
En vérité, elle produit un son bizarre dès qu’elle me voit, elle gratte le sol, elle est en super stress alors que je suis sa BFF, je ne comprends pas. Elle regrettera quand elle n’aura personne à qui le confier pour retourner faire des trucs avec Jean-No. Cheh!

Bon, pour la clôture il avait raison, pour le bois aussi et pour le feu peut-être aussi mais merci de ne pas relever ce détail.

Un jour je vous raconterai comment la vie a été super avec moi cet été en me servant le bonheur et la sérénité sur un plateau d’argent.

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Pourquoi j’ai renoncé à avoir mon cheval