L’autonomie alimentaire pour ceux qui n’ont pas trop faim

16 janvier 2026, 9h26, bonjour.

Aujourd’hui jour 1 de mon projet : je fais des bocaux pour l’hiver avec ce qu’il y a dans mon jardin. 

Jour 1: il n’y a rien dans mon jardin. Bon appétit. 

Ma précieuse amie, appelons-la « Le S » s’efforce depuis des années de me réapprovisionner en plantes régulièrement.

Le S, son truc à elle c’est les vivaces, vous comprendrez donc l’insolent affront que je lui fais à chaque fois que ses yeux croisent les végétaux chez moi. 

Je ne dirais pas que je n’ai pas la main verte, je dirais qu’elle est pastel…rien ne meurt vraiment mais rien ne s’épanouit non plus. 

Le S n’a jamais un mot désagréable devant le carnage de mes plantations et je l’en remercie. 

Mais bon, comme je n’ai pas envie de manger des geraniums, voici mon plan: cultiver mes légumes, dans une maison où je ne vis pas au quotidien.

Oh oui soldats du jardinage de tous bords, révoltez-vous, armez-vous, tentez de gâcher mon plaisir et de tuer mon rêve…je resterai droite comme un I et mangerai ma production de ratatouille au mois de Novembre.

Quelqu’un a faim? Non? Tant mieux. 

Donc jour 1 du journal de bord de l’autonomie alimentaire pour ceux qui n’ont pas trop faim: mesurer l’espace. 

Il pleut. 

Attention je ne dis pas que je n’ai pas envie de m’y coller, je dis que là tout de suite j’ai un truc à faire. 

10h17: 

Il pleut encore.

11h56: 

Armée d’un outil de mesure précis aka mes jambes (si tu fais un graaaand pas ça fait presque 1 mètre), me voici partie à la conquête des saveurs. 

Photo, boussole et prise de mesures avec les mains écartées, la meuf fait ça aux petits oignons (mais quel talent). 

Légumes, fleurs, on se renseigne, on fait cohabiter les meilleures amies, on éloigne celles qui se tirent vers le bas…

Et Bim! 

C’est prêt, à table! Notre future nourriture est dessinée sur un bout de papier! 

12h32: 

– « Ah c’est le dessin du jardin ça? » 

– «  Oui!!!! »

– «  Ah ouais mais là on peut rien planter je vais faire une tranchée. »

Suivant
Suivant

La focaccia des origines italiennes que je n’ai pas